ÜGLY
Sculpture verticale en bois : une longue pointe effilée s'élève d'une masse au visage émergent, sur une base de rondin, œuvre de Robert Bibeau

L'Ours

Stèle verticale d'environ quatre-vingts centimètres, taillée dans un bois trouvé brun-roux, posée sur une section de tronc qui garde son écorce. Une longue lame effilée s'élève de la masse et file vers une pointe fine ; plus bas, un nœud circulaire au cœur évidé forme une sorte d'œil. La taille reste minimale : quelques retraits, un polissage léger, une cavité creusée autour de l'œil. La verticalité fait presque tout le travail. Une silhouette dressée, tenue par son seul équilibre, posée là comme on marque un seuil.

L'Ours
L'Ours
L'Ours
Vue studio, fond blanc.
Vue de profil : la pointe effilée et le nœud de bois en spirale au centre
Vue arrière : la lame de bois dressée au-dessus de la base de rondin
Sculpture en bois dressée devant un mur de pierres grises, la tête pâle tournée vers la gauche et le fût brun-rouge filant hors du cadre, un aloès en pot au premier plan à gauche
Gros plan de la tête contre un mur de crépi blanc, le museau clair percé d'un petit œil rond et le large nœud sombre juste dessous, la pointe de bois filant vers le haut
Cadrage très serré sur la tête, dont le bois blanchi se fendille au sommet ; l'œil creusé en trou rond surmonte un large nœud cerclé de gris foncé qui occupe le bas de l'image
L'œuvre photographiée devant une toile peinte de forêt bleutée semée de fleurs rouges et jaunes, la lumière chaude dorant le bois et creusant l'ombre de l'œil rond
Vue de l'arrière devant une toile peinte de forêt, le museau tourné vers la droite, le fût courbé descendant jusqu'au socle en rondin scié posé sur un plateau rond sombre
Tête vue en contre-plongée devant une haie de buis, un mur de brique et un coin de ciel bleu, le soleil détachant le museau clair du bois brun de la tige
La tête et les deux pointes de bois dressées au-dessus d'un massif de fougères et d'arbustes, en plein soleil, avec une rangée de maisons de brique et une bordure de béton derrière
Vue d'ensemble de l'œuvre contre un mur de brique et sa fondation de béton, dressée sur son socle en rondin scié au bord d'une table ronde sombre, à l'extérieur
Pistes de lecture

Henry Moore acceptait la forme trouvée dans le matériau et la révélait par le polissage. La voie d'ici est plus brute : garder l'irrégularité du bois flotté, ajouter la touche minimale qui fait basculer le fragment de nature en objet d'art.