ÜGLY
L'acrobate, vue entière : le squelette blanc en équilibre sur les mains sur un bloc de béton taché de rouge et de noir, le crâne suspendu entre les bras, les jambes dressées en V, l'une verticale, l'autre oblique, devant une clôture de planches grises, œuvre de Robert Bibeau

L'acrobate

Un squelette articulé, construit en entier par l'artiste, en équilibre sur les mains aux deux bouts d'une dalle de béton coulé, jambes levées en V. Ses membres se plient, et les ligatures sombres des jointures laissent voir la mécanique. La tête, refaite, est coulée dans le béton ; elle pend sous la cage thoracique, face au spectateur. Peu profonde, la pièce tient dans une vitrine.

L'acrobate, détail de la tête : crâne peint en blanc, orbites et cavité nasale noires, dents tracées en traits sombres, un fil fin tendu en travers des yeux, une vis apparente au coin de la mâchoire, côtes blanches en arrière-plan
État antérieur

La même œuvre, photographiée à un stade antérieur de son travail.

Squelette en équilibre sur les mains, bras écartés posés à plat sur une dalle de béton, jambes dressées hors du cadre, dans une ruelle jonchée de feuilles mortes, photographie en noir et blanc
Vue de face en studio, cadrée plus près : le squelette en équilibre sur les mains, le crâne pendant entre les bras, une jambe dressée qui s'arrête au genou, l'autre entière et lancée en oblique, sur un bloc de béton taché de rouge, fond blanc
L'acrobate : squelette articulé gris argenté en équilibre sur les mains, jambes écartées en l'air, socle de béton taché de rouge
Squelette en équilibre sur les mains, corps couvert d'un enduit croûteux et de gaze, crâne coiffé d'une calotte sombre et de longues fibres claires, devant un mur blanc, photographie très contrastée en noir et blanc
Pistes de lecture

Le squelette dansant traverse les *Danses macabres* et les *calaveras* de José Guadalupe Posada, qui en ont fait une figure populaire universelle. Ici, la mort revient à l'échelle de l'établi : fil métallique, béton de chantier, virtuosité de cirque.