
Chien de garde
La pièce procède d'une souche entière, soixante-douze centimètres. Le bas garde l'écorce et la racine, socle resté proche de l'état trouvé ; le haut est taillé jusqu'à dégager une bête assise, ramassée sur ses appuis, museau levé percé de deux naseaux. La lecture hésite entre le chien et l'ours ; le titre tranche dans le sens de la garde. Une fissure naturelle descend le long du museau et partage la figure en deux versants : d'un côté le bois lissé, ciré, ton miel ; de l'autre la rugosité sombre de l'écorce conservée. La souche reste lisible sous la forme qu'on lui a donnée.




Les figures de seuil traversent la sculpture, des lions assyriens aux têtes celtes plantées aux entrées de villages. Le paradoxe du titre fait le reste : « chien de garde », expression presque triviale, pour un registre tutélaire ancien. Nom domestique, présence gardienne.